La crise russe de 1998 et la guerre en Yougoslavie en 1999, la hausse du prix du pétrole, la baisse de l'euro et le ralentissement de l'économie européenne ont tour à tour contrarié le redressement économique de la Bulgarie. La préparation du pays à son entrée dans l'Union Européenne en 2007 a soutenu l'élan donné au programme de réformes engagé depuis 1997, mais la crise de 2008 a fortement frappé l'économie bulgare, qui ne s'en est pas encore réellement relevée.

L'échec de la transition vers l'économie de marché

En 1991, gouvernée par le parti de droite UFD, la Bulgarie choisit la voie d'une réforme économique rapide et radicale. Elle signe alors un programme de coopération avec le Fonds Monétaire International (FMI) pour limiter l'inflation, ralentir le déclin de l'économie, stabiliser la monnaie nationale et encourager le secteur privé.

Tous les gouvernements qui se succédent sont confrontés à la difficulté de la transition vers l'économie de marché, mêlée à une forte corruption, ce qui plonge dans la pauvreté plus de la moitié de la population. Les gouvernements ont fait preuve de passivité et n'ont pas mené de réelle politique industrielle privilégiant tel ou tel secteur. Début 1997, l'inflation, la dette publique et le déficit budgétaire échappent à tout contrôle, les marchés financiers s'effondrent et les autorités bulgares ne peuvent défendre la monnaie nationale faute de réserves de change.

La mise en place du Currency board

Le nouveau gouvernement issu des élections d'avril 1997 signe un accord avec le FMI et s'engage dans la voie de l'assainissement budgétaire, des réformes structurelles, de l'accélération du programme de privatisation et de la résolution des problèmes des gouvernements précédents tels que celui de l'environnement. Le pays adopte le 1er juillet 1997 un systèmede Caisse d'emission (currency board), institué par le FMI et la Banque Mondiale, liant la monnaie nationale, le lev, au DM (et de facto à l'euro) par une parité fixe. Ce système garantit la stabilité de changes, la baisse des taux d'intérêt et l'instauration indirecte d'une discipline budgétaire.

Une amélioration économique contrariée par des facteurs externes

Grâce au Currency board, la Bulgarie posséde un des plus faibles déficits de la région, un montant élevé de reserves de change et une inflation modérée. Des succés en matière de stabilisation et d'assainissement de l'économie et des finances publiques ont en effet été enregistrés. La dette publique tombe de prés de 70 % du PIB à la fin de 1996 à moins de 15 % à la fin de 1998, l'inflation passe de 243 % en février 1997 à environ 1 % en 1998, le taux d'intérêt passe de 198 % en janvier 1997 à 5 à 6 % un an plus tard. Le budget est devenu excédentaire en 2000, la rentrée des recettes fiscales s'opérant de façon satisfaisante avec notamment la TVA, instituée récemment, qui représente plus de 50 % des recettes fiscales. Désormais, la tâche d'assainissement du secteur bancaire est en bonne voie.

La prise de conscience des gouvernements

Depuis 1997, la Bulgarie vise à libéraliser son économie et à insérer de la transparence dans ses institutions politiques. Conformément aux conditions d'admission à l'union européenne (EU), la stratégie de gouvernement d'entreprendre un programme complet de restructurations et de privatisations dans le secteur de l'énergie pour augmenter sa compétitivité tout en améliorant la discipline financiére. Des mesures importantes ont été prises dans les domaines de la privatisation, de la réforme du secteur bancaire et de la libéralisation agricole. Certains résultats ont été atteints, notamment au niveau des conditions d'investissements dans le pays et du taux de l'IS (10 %), qui est le plus bas de toute la région. D'autre part, de nombreux programmes anti-corruption, à l'échelle nationale et à l'échelle de la région sont réguliérement lancés.

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